Ardoise, tuile plate et chaume : les toits de l’Eure

Maisons de ville, demeures bourgeoises, bâtisses d’autrefois : dans l’Eure, l’ardoise se voit partout. Peu pesante et faite pour durer, elle s’adapte aux toits très pentus comme aux volumes tourmentés, percés de lucarnes ou bordés de pignons.
Dans les campagnes, fermes, longères et maisons à pans de bois portent majoritairement de la tuile plate de terre cuite. Posée élément par élément, elle réclame une grande minutie, en particulier quand on ne reprend qu’une partie du toit. Quelques maisons anciennes conservent aussi un toit de chaume, qui exige un savoir-faire spécifique. Quant aux pavillons plus récents, ils reçoivent en général des tuiles mécaniques à emboîtement.
Pluie et humidité : le climat de l’Eure
L’Eure connaît un climat océanique dégradé : des pluies régulières, une humidité fréquente et des hivers relativement frais. Dans les vallées et près des bois, les mousses et lichens se développent vite sur les versants nord. Ils retiennent l’eau, fragilisent tuiles et ardoises et bouchent les gouttières.
Les tempêtes venues de l’ouest peuvent déplacer des ardoises ou abîmer un faîtage. Après un épisode de vent fort, un contrôle visuel depuis le sol, puis par un professionnel si besoin, évite qu’une infiltration ne s’aggrave.
Rénover sa toiture dans l’Eure : les démarches
Reprendre la couverture à l’identique n’implique généralement aucune démarche. Toute modification du matériau ou de la teinte, tout comme l’ajout de fenêtres de toit, passe par une déclaration préalable déposée en mairie. Près d’un monument historique, l’Architecte des Bâtiments de France doit en outre donner son avis. Sur une maison à colombages, mieux vaut conserver un matériau cohérent avec le bâti d’origine.
