La tuile canal, couverture de référence dans le Gard

Creuse, façonnée en terre cuite et disposée en rangs de courant recouverts par des rangs de couvert, la tuile canal protège l’écrasante majorité des habitations gardoises : mas, maisons de village, immeubles des centres anciens et pavillons récents. Ses pentes faibles et ses teintes chaudes font partie du paysage. Sous les avant-toits, de nombreuses façades anciennes présentent des génoises, ces rangs de tuiles scellées qui éloignent l’eau des murs.
Dans les Cévennes, certaines maisons anciennes conservent des toits en lauzes de schiste, un savoir-faire bien distinct de la pose de tuiles. Quel que soit le matériau, une tuile déplacée ou cassée doit être remplacée vite, car la faible pente laisse peu de marge à l’eau.
Soleil, mistral et épisodes cévenols : le climat du Gard
Le Gard connaît un climat méditerranéen : des étés chauds et secs, des hivers doux et des pluies concentrées sur quelques épisodes. À l’automne, les épisodes cévenols peuvent apporter des pluies très intenses en peu de temps. Des gouttières obstruées ou une tuile manquante suffisent alors à provoquer des infiltrations.
Dans l’est du département, le mistral souffle souvent avec force et peut soulever les tuiles mal fixées, notamment en rive et au faîtage. La chaleur et le soleil sollicitent aussi les mortiers et les joints, qui finissent par se fissurer.
Travaux de toiture dans le Gard : les démarches
Pour un toit remplacé à l’identique, il n’y a en principe rien à déclarer. Si le chantier change le matériau ou la couleur, ou s’il prévoit des fenêtres de toit, une déclaration préalable doit être déposée en mairie. À Nîmes comme dans d’autres communes riches en monuments historiques, les travaux situés à leurs abords sont soumis à l’avis de l’Architecte des Bâtiments de France.
